15 juillet 2026
Perspectives d'investissement
et stratégie de portefeuille
 T3 2026

Perspectives des marchés publics

Revue des marchés des titres à revenu fixe

Les marchés de titres à revenu fixe ont enregistré des résultats positifs au deuxième trimestre.

Les investisseurs ont été rassurés par le repli étonnamment rapide des prix du pétrole à la suite de l’annonce d’un accord de paix provisoire entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a tempéré les scénarios les plus énergiques de hausses de taux des banques centrales. L’indice obligataire universel FTSE Canada a progressé de 2,0 %.

La Réserve fédérale n’a pas modifié ses taux en juin. Bien que l’économie continue de croître à un rythme soutenu, son message est demeuré résolument axé sur le volet inflation du double mandat, l’inflation n’ayant pas atteint sa cible depuis plus de cinq ans. En effet, lors de sa première réunion à titre de président, Kevin Warsh a d’ailleurs adopté un ton nettement restrictif, insistant sur le fait que les dirigeants étaient « unanimement et sans équivoque » déterminés à lutter contre l’inflation. Les prévisions relatives aux taux d’intérêt ont été revues à la hausse, les dirigeants étant également partagés entre une nouvelle hausse des taux cette année et le maintien du statu quo. La Banque du Canada a elle aussi laissé son taux directeur inchangé, tout en conservant la souplesse nécessaire pour ajuster sa politique dans un sens comme dans l’autre. Si les perturbations commerciales devaient s’intensifier, l’offre excédentaire pourrait s’accentuer et ouvrir la voie à des baisses de taux. À l’inverse, si la hausse des prix de l’énergie devait s’avérer plus persistante et se répercuter sur les attentes d’inflation, des hausses de taux pourraient devenir nécessaires. La Banque centrale européenne a relevé les taux d’intérêt en juin. Même si les dirigeants ont souligné que les risques pesant sur la croissance demeuraient orientés à la baisse, ils ont davantage insisté sur les risques de hausse de l’inflation, se disant prêts à intervenir de nouveau au besoin. Toutefois, à la suite du recul marqué des prix du pétrole, la présidente Lagarde a indiqué que les risques entourant l’inflation et la croissance dans la zone euro étaient désormais mieux équilibrés. La Banque d’Angleterre a laissé ses taux d’intérêt inchangés en juin. Son message est toutefois demeuré prudent, le comité souhaitant conserver toute la latitude nécessaire pour agir, malgré le recul des prix du pétrole. Il a ainsi maintenu un ton suffisamment ferme pour intervenir si des effets de second tour sur l’inflation venaient à se matérialiser.

Stratégie de placement

Nous nous attendons à ce que les pressions inflationnistes persistent et que les banques centrales maintiennent le statu quo, les chances de voir l’inflation revenir à la cible de 2 % au cours des 12 à 18 prochains mois demeurant faibles. À moins d’un scénario de récession ou de forte désinflation prévoyant une forte baisse de l’inflation, les risques entourant les rendements obligataires demeurent orientés à la hausse (et, par conséquent, les prix à la baisse). Dans ce contexte, nous maintenons une sous-pondération des obligations, le rapport risque-rendement demeurant peu attrayant.

Rendements du marché canadien des titres à revenu fixe

  1. 3 mois
  2. 1 an
  • 8,0 %
  • 6,0 %
  • 4,0 %
  • 2,0 %
  • 0,0 %
  1. Indice de référence canadien
    • Indice de référence canadien
      3 mois: 2,0%
    • Indice de référence canadien
      1 an: 3,5%
  2. Indice court terme canadien
    • Indice court terme canadien
      3 mois: 1,2%
    • Indice court terme canadien
      1 an: 3,1%
  3. Indice moyen terme canadien
    • Indice moyen terme canadien
      3 mois: 1,9%
    • Indice moyen terme canadien
      1 an: 4,1%
  4. Sociétés canadiennes
    • Sociétés canadiennes
      3 mois: 2,1%
    • Sociétés canadiennes
      1 an: 4,4%
  5. Haut rendement
    • Haut rendement
      3 mois: 2,0%
    • Haut rendement
      1 an: 3,9%
  6. Actions privilégiées (Canada)
    • Actions privilégiées (Canada)
      3 mois: 4,0%
    • Actions privilégiées (Canada)
      1 an: 12,9%

Source : Fiera Capital, au 30 juin 2026.

Les performances passées ne constituent pas une indication ou une garantie des résultats futurs. Le potentiel de perte est inhérent à tout investissement.

Perspectives – Actions

Les marchés boursiers mondiaux ont enregistré de solides rendements au deuxième trimestre, portés par l’enthousiasme soutenu entourant l’essor de l’IA et par l’optimisme suscité par la perspective d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, ce qui a favorisé l’appétit pour le risque. Les marchés ont toutefois perdu un peu de leur élan en juin.

Les titres technologiques et les mégacapitalisations, qui avaient fortement progressé, sont devenus une source de volatilité vers la fin du trimestre, les investisseurs ayant réévalué la durabilité des opérations liées à l’IA et les valorisations boursières connexes. Alors que les inquiétudes liées au choc pétrolier s’estompaient, les pressions sur les coûts découlant de l’essor de l’IA sont passées au premier plan, mettant en évidence la sensibilité des marchés boursiers dans un contexte de valorisations élevées, de taux d’intérêt élevés et de forte concentration des marchés.

En dollars canadiens, l’indice MSCI Monde tous pays (17,3 %) a terminé le deuxième trimestre près de ses sommets historiques. L’indice S&P 500 (17,1 %) a affiché sa meilleure performance trimestrielle depuis le rebond post-pandémie de 2020, grâce à l’excellente performance des géants du secteur technologique. L’indice S&P/TSX (7,0 %) a également progressé, mais a tiré de l’arrière, les faibles rendements (négatifs) des secteurs de l’énergie et des matériaux ayant plus que neutralisé l’excellente performance du secteur financier. L’indice MSCI EAEO a également connu un bon trimestre (12,7 %). Enfin, l’indice MSCI des marchés émergents (26,1 %) a largement surpassé ses homologues des marchés développés, porté par une forte progression des fabricants asiatiques de semi-conducteurs, qui a entraîné d’importants gains en Corée et à Taïwan, deux marchés représentant plus de 50 % de l’indice.

Stratégie de placement

Notre scénario le plus probable demeure celui d’une inflation persistante au cours des 12 à 18 prochains mois. Bien que les pressions sur les prix persistent et que l’inflation demeure nettement supérieure aux cibles de la banque centrale, des anticipations d’inflation bien ancrées permettent une réponse plus pragmatique (et moins restrictive) des autorités monétaires, ce qui contribue à limiter le risque d’un ralentissement marqué de l’économie. Cela dit, dans un contexte où les taux d’intérêt devraient demeurer élevés plus longtemps, les perspectives de croissance mondiale devraient diminuer légèrement, ce qui constitue un double frein tant pour les valorisations (le « C » du ratio C/B) que pour les prévisions de bénéfices (le « B » du ratio C/B), et pose certains défis aux marchés boursiers, qui évoluent près de leurs sommets historiques.
Comme une grande partie des bonnes nouvelles semble déjà intégrée dans les cours actuels, les marchés boursiers pourraient être vulnérables à une surprise négative. Plus précisément, un conflit prolongé et non résolu au Moyen-Orient, une intensification de la guerre commerciale ou encore l’éclatement de la bulle liée à l’IA continuent de représenter des risques de baisse pour les perspectives. À moins d’un essor puissant de la productivité attribuable aux placements qui prolongerait le marché boursier haussier (ce qui est moins probable selon nous), nous nous attendons à ce que les actions demeurent sur la défensive. Nous maintenons la sous-pondération des actions sur notre horizon tactique de 12 à 18 mois.

Rendements des marchés boursiers

  1. 3 mois
  2. 1 an
  • 48,0 %
  • 38,5 %
  • 29,0 %
  • 19,5 %
  • 10,0 %
  1. Indice composé S&P/TSX
    • Indice composé S&P/TSX
      3 mois: 7,0%
    • Indice composé S&P/TSX
      1 an: 32,9%
  2. S&P 500
    • S&P 500
      3 mois: 17,1%
    • S&P 500
      1 an: 27,2%
  3. MSCI EAEO
    • MSCI EAEO
      3 mois: 12,7%
    • MSCI EAEO
      1 an: 25,0%
  4. MSCI Marchés émergents
    • MSCI Marchés émergents
      3 mois: 26,1%
    • MSCI Marchés émergents
      1 an: 49,2%

Source : Fiera Capital, au 30 juin 2026.

Les performances passées ne constituent pas une indication ou une garantie des résultats futurs. Le potentiel de perte est inhérent à tout investissement.