15 juillet 2026
Perspectives d'investissement
et stratégie de portefeuille
 T3 2026

Perspectives économiques

Inflation soutenue

Les risques géopolitiques se sont atténués à la suite de l’accord de paix conclu entre les États-Unis et l’Iran, qui a entraîné une reprise des flux d’énergie dans le détroit d’Ormuz et fait plonger les prix du pétrole. Les risques de hausse de l’inflation et de baisse de la croissance se sont ainsi atténués. Néanmoins, le contexte macroéconomique demeure dominé par une combinaison d’inflation toujours élevée et de banques centrales dont l’orientation reste structurellement expansionniste, ce qui a limité le potentiel de hausse de l’économie mondiale.

Les pressions inflationnistes se sont intensifiées sous l’effet de trois facteurs déterminants : le conflit au Moyen-Orient, l’essor de l’IA et la politique commerciale. Aux États-Unis, l’inflation devrait demeurer durablement supérieure à la cible de 2 % de la banque centrale, les effets de la hausse des coûts de l’énergie ne s’étant pas encore pleinement répercutés sur l’ensemble des catégories générales. De plus, même si le recul marqué des prix du pétrole contribuera sans aucun doute à atténuer certaines pressions sur les prix, les risques demeurent à la hausse. Le rapprochement entre les États-Unis et l’Iran reste fragile, de nombreux points de désaccord devant encore être réglés. Le risque de replis ou de réaccélération – et, par conséquent de remontée des prix de l’énergie – ne peut être écarté, pendant les négociations en cours. Par ailleurs, les pressions sur les coûts découlant de l’essor de l’IA sont passées au premier plan et n’ont pas encore produit d’effet désinflationniste significatif. Dans une certaine mesure, la campagne de dépenses massives pourrait contribuer aux pressions inflationnistes, la forte demande faisant grimper rapidement le coût des puces mémoire et accentuant les pénuries d’approvisionnement (« inflation des puces »). Enfin, les enjeux de politique commerciale devraient revenir à l’avant-scène au second semestre, alors que les États-Unis s’apprêtent à imposer de nouveaux droits de douane en vertu de l’article 301 (en remplacement des droits prévus en vertu de l’article 122, qui expirent à la fin de juillet) et que les négociations sur l’Accord Canada–États-Unis–Mexique continuent de s’éterniser, prolongeant ainsi l’incertitude entourant la politique commerciale.

Perspectives et & stratégie de placement

En fin de compte, les perspectives dépendront de la réaction de la Réserve fédérale dans un contexte où l’inflation dépasse largement la cible. Si les attentes d’inflation à long terme demeurent raisonnablement ancrées, la Réserve fédérale devrait éviter de resserrer sa politique de façon trop énergique et préférer tolérer une inflation supérieure à sa cible plutôt que de provoquer un atterrissage brutal de l’économie. Le maintien du statu quo par la Réserve fédérale laisse entrevoir une évolution vers un rythme de croissance conforme à la tendance, accompagné d’une désinflation graduelle (« inflation persistante »), plutôt que vers un scénario plus défavorable de « stagflation » ou de « récession » provoqué par des hausses de taux énergiques. En revanche, si les anticipations d’inflation à long terme commençaient à dériver à la hausse, la Réserve fédérale serait sans aucun doute contrainte d’intervenir. Un resserrement monétaire excessif pourrait alors transformer un épisode de stagflation en récession si le choc de l’offre (hausse de l’inflation) devait se répercuter sur la demande et freiner la croissance.

Dans un contexte marqué par l’incertitude géopolitique et commerciale, une inflation toujours élevée et des perspectives réduites d’assouplissement des taux d’intérêt, une approche défensive à l’égard des actions demeure indiquée. Nous continuons de sous-pondérer les obligations, puisque les banques centrales vont probablement être prises en otage par une inflation toujours élevée. Les liquidités se présentent donc comme l’un des seuls actifs dans lesquels investir, compte tenu du risque accru de volatilité sur les marchés. Enfin, ce contexte tumultueux donne du poids aux arguments en faveur des stratégies sur les marchés privés, qui peuvent grandement améliorer le profil global de risque-rendement de la répartition stratégique de l’actif. Les sources de revenus non traditionnelles, comme le crédit privé et les actifs réels, offrent notamment un profil de rendement relativement stable, une volatilité plus faible et des avantages sur le plan de la diversification (absence de corrélation avec les marchés publics), tandis que les placements privés ont démontré leur capacité à surpasser les actions cotées, même en période de repli des marchés et avec moins de volatilité.

Scénarios
économiques

Scénario principal – Inflation persistante

45 %

Scénario 2 – Stagflation

30 %

Scénario 3– Récession

15 %

Scénario 4 – Élan de productivité

10 %

Les renseignements concernant la possibilité d’événements futurs et leurs conséquences sur les marchés sont fondés uniquement sur des données antérieures et les estimations ou avis de Fiera Capital, et sont fournis à titre indicatif seulement. Les projections générales du marché constituent des estimations hypothétiques des rendements à long terme dégagés par les catégories d’actifs financiers d’après des modèles statistiques et ne correspondent pas aux rendements d’un placement réel. Les rendements réels peuvent varier considérablement. Les modèles comportent certaines limites et ne peuvent servir à prévoir les rendements futurs d’un compte. Les performances passées ne constituent pas une indication ou une garantie des résultats futurs. Le potentiel de perte est inhérent à tout investissement.